"Soutenir les entreprises, favoriser la création d’emplois et créer de la richesse collective tout en assurant la transition écologique"

1.

Encourager les solidarités économiques locales

> Prioriser et mettre en avant l’économie circulaire et locale, en actionnant le levier des achats publics, les échanges entre entreprises locales.

> Dédier un ou plusieurs lieux aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Par exemple, il pourra s’agir de rebâtir la halle Lustucru (4 000 m²) et y créer une activité mixte, marché couvert, tiers lieu, village d’entreprises ESS et Centre de formation qui redonnerait sa place à « l’intelligence de la main » en convertissant cette ancienne halle en un centre de formation professionnelle des filières arlésiennes : culture et patrimoine, créativité, numérique, agro/agriculture, etc…

> Structurer les différents réseaux économiques et entrepreneuriaux afin de favoriser les échanges économiques entre les acteurs du territoire en créant un réseau des réseaux qui aura par exemple pour but de regrouper une fois par an tous les entrepreneurs commerçants, artisans, industriels au travers des différentes organisations existantes. Outre la création de lien entre les acteurs, cette rencontre permettra aussi de communiquer sur les avancées en matière d’économie-transports-mobilité-connectivité et faire remonter les besoins afin de construire une politique économique en cohérence avec l’activité du territoire.

> De la même manière, ce réseau des réseaux aidera à mettre en cohérence et en complémentarité les dispositifs actuels d’accueil d’entreprises comme le village des entreprises, La Fabrique et les différents espaces de coworking.

2.

Inscrire notre territoire dans la transition écologique

> Mettre en œuvre les orientations définies dans le Plan Climat Air Energie Territorial qui vise à réduire la facture énergétique du territoire en investissant dans la rénovation énergétique

> Réduire notre production de déchets et réinvestir les économies générées dans les filières de recyclage et de réemploi des matériaux (Cf Fiches Ecologie et Propreté)

> Accompagner et valoriser les entreprises qui s’engagent concrètement dans la transition écologique à travers la Charte écocitoyenne de la commune mise en place en 2017

> Réinvestir chaque euro économisé ou gagné grâce à la transition écologique dans la transition écologique pour nous inscrire dans un cercle vertueux

> Booster la création et l’installation d’entreprises innovantes et écologiques : biocarburants, recyclage des déchets agricoles, exploitation des algues…

> Créer un parc d’industrialisation des solutions énergétiques et de production de valeur ajoutée aux déchets.

> Accompagner les plateformes de réemploi des matériaux sur le territoire, et en créer d’autres si besoins pour faire vivre l’économie circulaire

> Utiliser les ressources locales : créer ou produire et passer des prototypes développés dans le programme LEADER au stade du process industriel en ciblant particulièrement les emplois.

> Accompagner et soutenir les zones commerciales engagées dans une démarche de transition écologique.

3.

Réveiller l’économie industrielle

> Soutenir l’industrie en Zone Nord et Zone Sud en renforçant les relations interclub d’entreprises.

> Valoriser les métiers de l’industrie auprès des jeunes

> Créer une ou plusieurs unités de valorisation énergétique de la biomasse par méthanisation ou fabrication de granulés et plus généralement saisir les opportunités liées aux « technologies vertes »

4.

Promouvoir l’activité commerciale et artisanale du centre-ville (un centre-ville fort) et du commerce de proximité

> Créer une application « consommer local ».

> Cartographier les commerces dans des supports de communication modernes dont les supports numériques.

> Valoriser les commerçants, lors de temps de communication spécifiques, en leur donnant un espace d’expression dédié (pour valoriser et faire connaitre leur activité).

> Garantir la complémentarité de l’offre commerciale de la ville : en d’autres termes, ne pas favoriser les zones commerciales extérieures par rapport au centre-ville mais valoriser les zones engagées dans la transition écologique.

5.

Maintenir et accompagner l’agriculture dans ses mutations pour mieux nourrir nos habitants et préserver notre territoire

> Créer le conseil des jeunes agriculteurs et les accompagner dans le montage des dossiers.

> Atteindre 80% de produits bio ou locaux dans la restauration municipale et lutter contre le gaspillage alimentaire

> Inciter les producteurs locaux à se monter en coopérative pour pouvoir répondre aux exigences des appels d’offre de la cantine municipale.

> Encourager et valoriser, avec les associations de commerçants et les forains, les commerces qui assurent la promotion et la distribution de produits agricoles et agroalimentaires locaux

> Créer une ceinture verte agricole en capacité d’alimenter la commune en produits locaux, de saison et produits dans le respect de l’environnement à l’image de l’initiative lancée à Pau.

> Solliciter les éleveurs ovins/caprins/bovins pour expérimenter l’éco-pâturage.

> Prendre appui sur le Projet Alimentaire Territorial co-piloté par le Pays d’Arles et la Métropole Aix Marseille Provence autour de l’ambition « Produit ici, consommé ici » pour développer les circuits courts et de proximité

> Identifier un élu municipal délégué à l’agriculture et à l’alimentation. Définir une véritable ambition municipale autour des enjeux liés au maintien des activités agricoles, à la montée en qualité des pratiques et des productions pour renforcer le positionnement du territoire comme un territoire exemplaire et développer une offre qualitative pour tous les consommateurs

6.

Consolider le patrimoine et la culture comme moteurs de développement économique

> Renforcer la filière des industries culturelles et patrimoine. Le site des papèteries Etienne accueille la compagnie Ilotopie, et les Rencontres Internationales de la Photographie et doit accueillir prochainement la plateforme technologique de mutualisation ARCHEOMED. Le pôle Culture et Patrimoines, en coordination étroite avec ACCM, deviendra l’acteur central de cet écosystème qui génère économie et emplois variés.

> Optimiser la gestion administrative et opérationnelle des sites culturels et patrimoniaux et du musée Réattu, dans le cadre d’une stratégie globale.

> Accroître la fréquentation des monuments et du musée Réattu en ayant une stratégie nationale et internationale visant à attirer des publics nouveaux tout au long de l’année.

> Développer les ressources propres issues de notre patrimoine en élargissant l’offre culturelle et commerciale (création de boutiques qualitatives, de nouveaux services, de produits dérivés de qualité, etc.).

> Organiser la mise en réseau des acteurs du territoire afin de mutualiser les ressources disponibles pour mettre en place une politique concertée de l’emploi dans les métiers du patrimoine.

> Créer les conditions nécessaires à l’installation de nouvelles entreprises du secteur.

> Permettre aux Arlésiens d’accéder plus facilement aux métiers de cette filière en informant sur la diversité des débouchés professionnels, les besoins du secteur et les formations appropriées, et en travaillant pour que l’offre de formation réponde aux besoins des entreprises arlésiennes.

> Créer des chantiers écoles en archéologie et restauration du bâti pour former des professionnels aux besoins du territoires.

7.

Faire vivre Arles toute l’année

> Promouvoir les activités touristiques pendant les « ailes de saison » et en hiver notamment à travers le tourisme patrimonial et ornithologique

> Créer une équipe d’agents municipaux référents sur le commerce de proximité qui seront chargés de maintenir et développer l’activité commerciale de proximité dans les quartiers, hameaux et villages. Cette équipe sera dirigée par le développeur économique

> Accompagner la diversification de l’offre commerciale du centre-ville fort en s’appuyant sur le dispositif national Cœur de ville et le rendre encore plus agréable par l’achèvement de la piétonisation

> Optimiser la desserte en transports collectifs et doux et instaurer un système de tarification du stationnement en périphérie immédiate adaptée en fonction des saisons et horaires.

> Accentuer le développement de l’antenne universitaire Aix-Marseille.

> Développer les résidences étudiantes.

> Consolider le positionnement dans les industries du loisir (cinéma, bowling, salle de concert, etc.).

8.

Soutenir l’entreprenariat et l’innovation

> Dynamiser l’entreprenariat et l’accès à l’emploi en soutenant Initiative Pays d’Arles et la Fabrique à Entreprendre qui dans le cadre de son évolution doit se transformer en Fabrique des Territoires grâce à des actions particulièrement tournées en direction des 3 quartiers prioritaires de la Ville (Barriol, Griffeuille, Trébon)

> Attirer et fidéliser des jeunes entrepreneurs et innovateurs arlésiens, en mettant gracieusement à leur disposition, un local, la première année de leur installation, pour amorcer le développement de leur activité sur le territoire.

> Rendre la ville plus attractive aux entrepreneurs (locaux et externes) et faciliter l’accueil d’entreprises et d’activités avec un service économique d’ACCM fort et doté de moyens. Les recettes fiscales d’Arles, point crucial de l’équilibre économique, viendront de cette force d’attraction.

> Proposer aux entreprises qui souhaitent innover sur le territoire ou aux porteurs de projet un interlocuteur municipal bien identifié qui servira de premier guichet informatif et pourra rediriger les personnes, en fonction du projet, vers la structure ou le dispositif le plus cohérent.

> Développer les mécanismes de montage de dossier de financement notamment à l’échelle européenne pour soutenir les projets du territoire.

9.

Reconnecter l’emploi local et économie (coordonner le parcours)

> Attirer de nouveaux organismes de formations sur le territoire.

> Instaurer une bourse des emplois saisonniers pour les commerces, à destination des étudiants arlésiens.

> Veiller sans cesse à l’équilibre territorial en termes d’emplois, d’infrastructures et de transports afin d’inclure au maximum les Arlésiens dans cet essor économique.

> Créer et coordonner une filière forte de la formation professionnelle pour les jeunes et les moins jeunes : former les arlésiens, jeunes et séniors, c’est leur permettre de travailler dans nos entreprises mais également de trouver un emploi dans la culture et le patrimoine, filière « arlésienne ». On doit pouvoir dire : cette personne vient d’Arles ; elle est légitime dans les patrimoines et la culture.

10.

Faire prospérer notre économie ouverte sur le monde avec le Rhône comme axe du développement économique

> Concevoir un plan de communication pour attirer les investisseurs : clip promotionnel de la ville d’Arles pour les inciter à venir et faire connaitre notre ville.

> Accompagner les grands évènements culturels et l’ensemble des initiatives qui font rayonner Arles

> Créer les infrastructures liées à un port de plaisance : liaisons transports, sanitaires, point information…

> Développer le port fluvial en s’appuyant sur un partenariat fort avec la CCI, avec notamment un parc d’activités autour du port, en zone nord, centré sur les industries de transformation des matériaux acheminés en bateaux. Cette zone pourrait devenir attractive pour des sociétés de transformation de la matière (recyclage, etc.).

> Valoriser la Marque de fabrique Arlésienne et créer le label « made in Arles ». Ce label pourra être attribué aux entreprises créées sur le territoire. Il sera utilisé comme support de communication pour les ambassadeurs de la ville dans le monde.

> Promouvoir et faire rayonner nos marchés qui sont une richesse pour le territoire et un élément d’attractivité pour la ville toute l’année

> Continuer d’inciter les investisseurs à adopter une politique d’emploi dans le bassin du Pays d’Arles par le biais des marchés publics et des accords public-privé.